Le Cameroun face aux défis du DD

Depuis les 20 dernières années, l’environnement et le développement durable se sont classés parmis les principaux problèmes qui inquiètent pour les générations futures. C’est qu’avec les effets du développement, les gaz à effet de serre, et le pillage des richesses naturelles et autres, le monde file droit vers sa perte, et les générations futures hériteront d’une terre en piteux état.

Le développement durable se définit  comme le développement qui répond aux besoins du présents sans compromettre la capacité des générations futures. Sauf que dans les pays pauvres, ce sont les capacités des générations actuelles qui sont déjà compromises, alors comment penser à demain alors qu’on ne sait pas ce qu’on va manger aujourd’hui?

Il est clair pour les pays développés le problème est majeur, et des comités, gouvernements, se forment et prennent des actions afin d’encourager le développement durable. Par contre pour les pays en voie de développement, le problème semble les concerner aussi dans la mesure où les uns et les autres s’organisent en ce sens, afin de lutter contre les changements climatiques.

Seulement, ce que je trouve particulier c’est que les pays pauvres, dont de l’Afrique noire essayent aussi de se sensibiliser aux changements climatiques et organisent des activités en ce sens. C’est le cas au Cameroun, où il existe un Salon Camerounais de l’Environnement et du Développement Durable ou SCEDD. Le 2e salon se tiendra du 11 au 13 mai prochain à Douala. 

Je ne remets pas en cause la pertinence du salon en lui-même, par contre, je me

questionne sur nos priorités. C’est que avant d’en arriver là, les pays occidentaux ont atteint un niveau de développement sans pareil. Mais avec la nouvelle mouvance, nous embarquons tous dans ce bateau de lutte contre le réchauffement climatique sans même nous demander si cette lutte est pertinente pour nous. Pourquoi?

  • Parce que les pays qui contribuent le plus à la destruction de l’environnement sont les pays développés, qui de surcroît vident l’Afrique de ses richesses: bois, pétrole, pour ne citer que celles là.
  • Parce que le Cameroun n’est pas aussi développé pour dépenser autant d’énergie qu’ailleurs.
  • Parce que je crois qu’il faut mettre les priorités à la bonne place et que pour le moment la priorité numéro 1 est de se développer, de s’offrir des routes décentes, de l’eau propre, de l’électricité pour tous, les infrastructures pour l’éducation etc.

Comment peut-on polluer quand on n’a pas les infrastructures pour? Comment polluer quand le cholera fait encore rage dans certains coins du pays, donc pas d’accès à l’eau potable, quand beaucoup de familles n’ont pas d’accès à l’électricité, utilisent le transports en commun ou se déplacent à pied? 

Dans ces conditions, pourquoi faire de la protection de l’environnement une priorité? Surtout quand ces populations le font malgré elles. En effet, l’utilisation des sacs recyclages a toujours été effectif, car n’ayant pas les moyens d’acheter de nouveaux sacs à chaque épicerie, les gens lavent et réutilisent leurs précédents sacs. Le compost est pratiqué depuis x années dans les villages où se pratique l’agriculture. En effet, tous les déchets alimentaires sont déversés dans les champs, ce qui sert d’engrais pour les futures cultures. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui montrent que les camerounais, surtout les populations rurales vivent déjà à l’ère du recyclage, du compostage, et que leur non utilisation d’électricité pour la plupart limite leur dépense en énergie, qui est quasi nulle. 

En ce qui concerne les populations urbaines, certes elles ont accès à l’eau potable et à l’électricité, mais une fois de plus le recyclage est de mise et les dépenses énergétiques sont infimes comparées à celles de pays tels que la France… 

Donc, je souhaite qu’on arrête de se disperser, et que l’on se consacre au développement primaire du pays, avant de prétendre à une quelconque protection de l’environnement (qu’on fait déjà sans s’en rendre compte).  Je ne comprends pas comment on va expliquer le développement durable à une famille qui peine à recevoir des soins de santé pour ses enfants. Je pense qu’elle a d’autres priorités.

Dans le meilleur des mondes, on devrait continuer à se développer, mais en tenant compte des effets des changements climatiques, que ce soit dans la constructions d’infrastructures, l’éducation (dans laquelle on devrait inclure l’écologie et l’environnement), les transports, par l’amélioration des routes et la continuité du covoiturage et du transport en commun… On a la possibilité de faire un “développement propre” car on les ressources et les connaissances pour ce faire.

Le problème le plus urgent d’après moi c’est le pillage démesuré des richesses, en particulier du bois, qui dérègle le climat dans les régions touchées. Je pense aussi à l’exploitation du pétrole, au pipeline, au gaz, et autre produit naturel qui provient de l’Afrique et exploité par les pays du Nord. 

À bon entendeur…

Advertisements

About Writer

Yours to discover...
This entry was posted in Économie, Social and tagged , , , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s